Sous-sol, garage enterré, maison semi-enterrée : un mur au contact de la terre subit l’humidité et parfois la pression de l’eau. Une fois le remblai fait, il est impossible d’y revenir sans terrassement. L’étanchéité doit donc être bien faite dès le départ.
1. Préparer le support
Le béton est brossé et dépoussiéré, les nids de cailloux sont repris et les angles chanfreinés. Un primaire d’imprégnation est appliqué pour que la membrane adhère parfaitement.
2. Deux couches soudées en plein
L’étanchéité est réalisée en bicouche de bitume élastomère : une première couche, puis une seconde soudée en plein au chalumeau sur la première, avec des joints décalés. Si un défaut existe sur une couche, la seconde le recouvre.
- Du pied du mur, sur la semelle, jusqu’à 15 cm au-dessus du sol fini.
- Des bandes de renfort dans tous les angles.
- Un retour sur la semelle pour fermer le bas de l’étanchéité.
3. Fixer et protéger la tête
En partie haute, là où l’étanchéité sort de terre, elle est fixée mécaniquement (rondelles et chevilles) pour ne pas glisser, puis protégée par une bande solin métallique et un mastic. L’eau qui ruisselle sur la façade ne peut alors pas passer derrière.
4. Protéger avant le remblai
Une nappe à excroissances est posée contre l’étanchéité avant le remblaiement. Elle protège la membrane des cailloux et favorise l’écoulement de l’eau vers le drainage, s’il existe.
Les erreurs à éviter
- Un simple badigeon bitumineux sur un sous-sol habitable.
- Une étanchéité arrêtée au niveau du sol, sans garde au-dessus.
- Un remblai fait directement contre la membrane, sans protection.
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